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Enigme de soi

Aujourd'hui, l'homme recourt sauvagement à une méthode pour endiguer la brutalité de ses compagnons, voire de lui-même. Et il est motivé dans cette brutalité par tous les crimes de son passé.

Enigme de soi

La Dianétique et la Scientologie ont de longs et satisfaisants antécédents. Depuis cinquante mille ans, l’Homme est confronté à l’énigme vis-à-vis de lui-même et de ses semblables. Et l’Homme a été victime d’impulsions et d’instincts brutaux qui l’ont poussé à ériger en autoprotection, des prisons, des codes juridiques et des systèmes sociaux complexes. L’Homme ne s’est pas senti en sécurité face à l’Homme. Et en effet, la conduite des hommes à travers les âges n’a pas beaucoup justifié la croyance ou la foi. Les guerres, les meurtres et les incendies criminels, la tricherie et la trahison, le cynisme et la destruction ont entaché sa progression jusqu’à ce que l’histoire elle-même devienne une grande mosaïque de batailles, de meurtres et de sang versé.


Confronté à cet aspect en lui et chez ses semblables, l’Homme a longtemps cherché une réponse à l’énigme de son propre comportement et des moyens d’y remédier. Bien avant Diogène, l’Homme cherchait de telles réponses à ses questions. A Babylone, en Chaldée, en Inde et même jusqu’à des temps lointains et primitifs, ces hommes qui pouvaient penser trouvèrent matière à préoccupation dans la conduite antisociale et déraisonnable de leurs semblables. A travers toutes ces époques, peu à peu, des bribes de réponse devinrent disponibles.


Aucun résultat éclatant et spectaculaire à l’époque moderne ne peut contester l’intelligence des premiers chercheurs dans le domaine du mental humain, car ce sont eux qui, à partir du marasme des superstitions et des tabous, ont mis en évidence les premiers phénomènes essentiels à la solution du problème.


La quête de l’Homme pour trouver la réponse à sa propre énigme a été accélérée au cours du siècle dernier par deux choses : La première était l’énergie et la curiosité de Sigmund Freud et la seconde était les mathématiques de James Clerk Maxwell qui nous a donné les bases de l’énergie.


Parler des failles de Freud, comme le font ceux qui pratiquent la psychanalyse aujourd’hui, est peu généreux. Ce grand pionnier, contre les violentes objections des médecins et des psychiatres de son temps, s’est risqué à avancer la théorie que la mémoire était liée au comportement du temps présent et que par la seule parole un patient pouvait se soigner. Quelle que soit la réputation de la théorie de la libido, quelle que soit la désillusion de ce grand homme lui-même – car il a admis sa défaite avant de mourir – son travail et sa méthode de travail ont constitué un pas précieux vers une solution ultérieure.


La raison probable pour laquelle cette solution n’est pas apparue plus tôt est liée aux connaissances que nous avons acquises au cours de ce siècle sur l’univers physique et sa structure. Le mental était un problème qui devait être résolu à partir d’une connaissance à la fois de l’humanité, de la physique nucléaire et des mathématiques modernes. La solution finale était simple. Pour y parvenir, il fallut recourir à la connaissance de l’univers physique que les chercheurs en sciences physiques et en mathématiques nous ont donnée.


L’histoire de comment la Scientologie et la Dianétique sont survenues le démontrera. Cela illustrera les connaissances fondamentales qui étaient apparemment nécessaires pour mener à bien le travail initié par Freud et les innombrables générations qui l’ont suivi.


Dans les années vingt, j’ai eu la chance de connaître le commandant Thompson du corps médical de la marine américaine. C’était un homme haut en couleur, équilibré, poli, qui voyageait beaucoup, curieux d’une demi-centaine de sciences. La marine américaine, ayant entendu parler des travaux de Freud à Vienne, envoya un officier – le commandant Thompson – pour étudier sous l’égide de Freud et rapporter à la marine tout avantage provenant de la psychanalyse. Quand j’ai connu Thompson, il était revenu récemment d’une longue étude avec le maître.


Et Thompson n’était pas trop impatient et ne s’ennuyait pas trop pour communiquer à un garçon certaines choses des enseignements de Freud. Personnage fringant et brillant, Thompson a suffi pour susciter l’enthousiasme chez n’importe quel jeune et je crains d’avoir grandement exigé de sa patience et de son temps.


Pourtant une carrière dans les sciences humaines n’était pas prévue pour moi. Mon père, officier de marine, décréta que j’étudierai l’ingénierie et les mathématiques et je me suis donc retrouvé à étudier docilement les sciences physiques à l’université George Washington à Washington. D.C. Un cours intitulé « Phénomènes atomiques et moléculaires » y avait été institué. Aujourd’hui, nous l’appelons la physique nucléaire. J’ai eu la chance d’être un des premiers étudiants de cette matière dans ce que je crois être le premier cours de physique nucléaire officiellement enseigné aux États-Unis.


Alors que j’étais à l’université, je me suis aventuré dans certaines recherches qui n’étaient pas au programme. Je voulais trouver la plus petite particule ou unité d’énergie que l’Homme pouvait contacter. Et, me rappelant les enseignements de Thompson, je décidai d’investiguer l’énergie du mental humain.


De nombreux voyages et analyses des cultures de l’Homme, des études de philosophie approfondies, les encouragements occasionnels d’hommes tels que Will Durant m’ont permis d’acquérir en 1938 les formules de base du comportement humain. Ces premières conclusions étaient grossières. Elles étaient brutes. Et il leur manquait une technique d’application.


La nature fondamentale de l’Homme n’est pas mauvaise. Il est bon. Il faut le réaliser comme une possibilité. La nature fondamentale de l’Homme n’est pas en tort. Mais les aventures primitives rudimentaires de l’Homme étaient violentes et sauvages, et comme le supposait Freud, c’est cette brutalité imposée que l’Homme doit maîtriser.


Vivant avec les bêtes de la jungle, attrapé à tout moment par la mort et la terreur, l’homme primitif ne pouvait que développer des réactions brutales. Le meurtre et la guerre étaient monnaie courante. L’homme n’avait pas appris à contrôler son environnement et il a donc dû le combattre. Chaque sortie de sa grotte pouvait signifier la mort ou la bataille. Chaque mésaventure pouvait entraîner une catastrophe. L’homme n’avait pas le choix d’être autre chose que brutal et sauvage.


Puis vint la civilisation. Puis vint la loi et l’ordre et le droit de manger sans être tué. Puis vint le contrôle partiel de l’environnement, suffisant pour qualifier l’état de l’Homme de civilisé.

Mais l’Homme ne pouvait pas échapper totalement à son héritage. Ici, aujourd’hui, alors que l’Homme peut soi-disant raisonner, le meurtre, l’incendie criminel et la guerre traquent ses rues ombragées et ses maisons.


L’Homme, dans une civilisation apparente, est hanté par des instincts qu’il ne peut pas comprendre. Il a des prisons où il met des hommes comme on met en cage des bêtes sauvages. Il a des institutions qui abritent des millions et des millions d’hommes qui sont fous et ne peuvent plus raisonner. Et l’Homme contemple avec une horreur collective la perspective d’être anéanti par une arme si puissante et si terrible que toute la civilisation peut périr en un clic de bouton – la bombe atomique.


L’Homme s’efforce aujourd’hui de trouver une méthode pour limiter la brutalité de ses semblables ou même la sienne propre.

Et il est motivé dans cette brutalité par tous les crimes d’autrefois.


L’homme est assujetti et effrayé, il est rendu violent par de simples instincts brutaux et méchants. Pour être civilisé, l’homme doit réprimer ces pulsions. Au moment où il les réprime, il devient malade. La solution est donc impossible. À moins que l’homme peut puiser en lui-même et éradiquer, d’une manière ou d’une autre, les choses qui le poussent à tuer, à voler et à faire la guerre.


Les instincts peuvent-ils être éradiqués du mental ? Ils peuvent certainement l’être et avec moins de difficultés que ce que l’on pouvait soupçonner.


Et l’Homme est-il en bonne santé et mieux avec la disparition de ces difficultés ? Il est tellement mieux, tellement plus fiable, tellement plus sain, tellement plus heureux qu’on trouve immédiatement en lui un nouvel espoir pour l’Humanité.


Quelle est la nature fondamentale de l’Homme ? L’Homme est fondamentalement bon. Mais entre lui et cette bonté se trouve un passé sauvage et tortueux, hérité au long de tous les siècles de son existence, les instincts dont il a dû faire usage comme un primitif, comme un sauvage. Ils sont toujours là, dans leur intégralité, dans un monde qui doit maintenant être civilisé si l’on ne veut pas que l’Homme disparaisse de la Terre.


L’impulsion fondamentale de l’Homme est d’aider ses semblables. Ce n’est pas un monstre monomaniaque qui ne cherche que son propre profit. Mais les instincts, les peurs et les rages qu’il réprime le font paraître ainsi. Il veut aider ses camarades. Il veut que l’Homme vive. Il veut que le monde survive. Mais parce qu’on lui a enseigné à la rude école des « bec et ongles », que la vie peut être traître, il cherche des moyens déraisonnables et déloyaux pour parvenir à ses fins.


Supprimez les pulsions antisociales sauvages de l’Homme, de tout homme, femme ou enfant, et il est libre, libre d’agir, d’être heureux, de gagner et d’être sans crainte de ce qu’il pourrait faire s’il se laissait aller.


Supprimez ces brutalités indésirables et l’intelligence de l’Homme s’élève, ou même double. Si l’on supprime ces impulsions, la santé de l’Homme s’améliore manifestement au-delà des connaissances du passé.


En 1938, j’ai codifié certains axiomes [Proposition reçue et acceptée comme vraie, sans démonstration] et phénomènes que j’ai appelé la « Scientologie ». La Scientologie est la science de la connaissance ou la codification de l’épistémologie [Partie de la philosophie qui étudie l’histoire, les méthodes, les principes des sciences]. La Dianétique a évolué à partir de celles-ci.


Plus de deux cents axiomes composent la Scientologie et embrassent la Dianétique. Plus de deux cents nouveaux phénomènes concernant le mental humain ont été découverts et répertoriés selon leur importance relative.


En 1948, j’ai rédigé une thèse sur une technique élémentaire d’application et l’ai soumise aux professions médicales et psychiatriques pour qu’elles l’utilisent ou l’examinent. Les données n’ont pas été utilisées. En 1950, j’ai publié un livre populaire sur le sujet intitulé La Dianétique : La science moderne de la santé mentale. Le livre, à mon grand étonnement et à celui de tous les autres, est immédiatement devenu un best-seller et se vend encore régulièrement. D’autres livres ont suivi.


La Dianétique et de la Scientologie ne s’adressent ni aux malades, ni aux malades mentaux, ni aux criminels. Elle est efficace dans ces domaines ; mais son intention est d’améliorer les aptitudes. Les hommes qui peuvent déjà accomplir des choses peuvent en accomplir davantage. Les problèmes de la société dépendent d’hommes lucides et sains d’esprit. L’audition peut amener cet état conformément à une longue expérience.


L’audition est maintenant devenue relativement simple. L’auditeur doit d’abord comprendre les axiomes de base du sujet, et leur signification dans l’audition. Il doit avoir une bonne maîtrise de ses outils indispensables. Il peut acquérir cette compréhension en quelques semaines s’il est rapide et intelligent. Il doit ensuite être capable de maîtriser les techniques d’application. Celles-ci sont efficaces et rapides.


Quand on commence à résoudre les instincts primitifs d’un être humain, celui-ci a parfois la sensation d’avoir vécu auparavant. Nous savons que les instincts des temps lointains sont là et nous savons où ils sont classés et nous savons comment changer l’enregistrement. Il est relativement simple de rappeler, chez tout être humain, les données fondamentales et sous-jacentes qui hantent l’Homme depuis des générations. Peu importe la fermeté avec laquelle il les réprime, les instincts sont là. Lorsqu’ils sont en vue et désintensifiés, il est capable de se détendre, d’être libre et d’être efficace.

La simplicité des techniques actuelles semble démentir la difficulté de leur découverte. Mais elles contiennent tous les milliers d’années de recherche de l’Homme pour trouver ce qui fait que l’Homme déteste l’Homme.


La Dianétique et la Scientologie ne sont pas plus que la raison rejoignant la recherche en sciences humaines et la recherche dans les domaines de l’énergie et des sciences physiques. Une fois ces connaissances réunies, les réponses furent facilement accessibles.


Peut-être est-il maintenant possible, dans un monde excédé, de faire quelque chose contre les criminels, les fous, contre la guerre et la haine antisociale que l’Homme ressent pour l’Homme. 

Pouvons-nous faire quelque chose pour le sauvage en tenue civilisée avant qu’il ne ruine ce monde et tout Homme ? C’est une question à laquelle l’avenir doit répondre. Je ne peux pas faire plus que le travail que j’ai fait et publié et rendre disponible ce qui a été fait.


Toutes les ressources dont je dispose et toutes les connaissances que nous avons acquises sont à votre disposition. Elles sont à votre disposition pour vous améliorer, pour faire du crime une chose du passé, pour bannir la guerre à jamais. Mais c’est à vous de décider.


– L. Ron Hubbard – 06.02.1952

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