Dynamiques et échelle des tons
- Max Hauri

- 19 sept. 2025
- 16 min de lecture

Introduction: Il n’y a pas de substitut à la vie. Vous vivez votre vie jusqu’à ce que vous sachiez vraiment comment la vivre. La Scientologie n’est pas un substitut de la vie. La Scientologie vous donne les bons outils et vous libère des affreux tourments du passé.
En fait, vous évoluez dans les dynamiques ou dans les niveaux émotionnels, c’est-à-dire de bas en haut, ou dans le cas des dynamiques, de l’intérieur vers l’extérieur. Vous étendez votre espace dans les dynamiques. Vous étendez votre contrôle, vos connaissances et votre responsabilité dans les dynamiques.
Vous vous épanouissez dans la vie. L’audition et la Scientologie ne sont pas un ascenseur qui vous propulse vers les plus hauts niveaux. Vous traversez votre vie, ou plutôt, vous la vivez pour atteindre le sommet. Tout comme vous devez revivre plusieurs fois un engramme pour l’effacer, vous devez vivre votre vie pour atteindre le sommet. Il n’y a pas de substitut à la vie. Vous vivez votre vie jusqu’à ce que vous sachiez vraiment comment la vivre. La Scientologie n’est pas un substitut de la vie. La Scientologie vous donne les bons outils et vous libère des affreux tourments du passé.
Il existe un article fantastique à ce sujet: «Les dynamique et l’échelle des tons» (Dynamics and the Tone scale). Il faut vraiment le lire et le comprendre. J’espère que vous le lirez.
Avec mes meilleures amitiés,
Max Hauri
Les dynamiques et l'échelle des tons
(Note: Ceci est un résumé d’une conférence enregistrée de L. Ron Hubbard, compilé sous forme écrite par D. Folgere.)
À mesure qu’un individu monte l’échelle des tons, il est de plus en plus les dynamiques et il est davantage dans chaque dynamique.
La figure I montre le développement parallèle de l’échelle des tons standard et de l’échelle «d’être de plus en plus les dynamiques». Nous voyons que l’individu doit monter l’échelle des tons, en passant par toute la partie inférieure et même par 3.5, 4.0 et 8.0, avant même qu’il ne réussisse à être la première dynamique. Il doit se trouver à 8.0 avant de pouvoir être «lui-même».
Bien qu’auparavant 4.0 ait été considéré comme la fin et le but de l’audition, maintenant il s’avère être seulement le tout début en termes d’être. Quatre-point-zéro constitue une bonne survie, mais est très limité en ce qui concerne être.
L’idée de cette échelle est très intéressante: L’individu est de plus en plus les dynamiques, au fur à mesure qu’il monte l’échelle des tons. Toutefois certaines réserves doivent être apportées de suite, pour que l’étudiant ne pense pas qu’il doit prendre cette échelle littéralement, nombre par nombre.
Au cours de la dernière série de compilations, la série du Summary Course, l’idée a été présentée que l’échelle des tons pouvait être rallongée de 40.0 à 400.0 et de 400.0 à 4000.0, et que Dieu devait être trouvé à 4000.0, parce que l’échelle n’allait pas plus loin. Cette idée est parfaitement valable et elle est mentionnée ici pour indiquer que mettre la huitième dynamique ou l’état d’être tout, à 40.0 sur l’échelle des tons est simplement une valeur arbitraire.
De même, non sans certaines délibérations, la valeur du ton pour l’être sur chacune des dynamiques a été choisie arbitrairement.
Vingt-deux-point-zéro est assigné comme le point d’être la sixième dynamique car 22.0 représente la randomité optimale. En d’autres termes, le mouvement est considéré comme étant dans sa plus harmonieuse relation avec théta, à ce point, et donc c’est le choix le plus évident pour la sixième dynamique qui est pur mouvement.

Il devrait être évident pour l’étudiant qu’il n’y a aucune intention d’insinuer par cette échelle, que l’individu ne commence pas à être la troisième dynamique tant qu’il n’a pas atteint 12.0 et qu’il ne commence pas à être la quatrième tant qu’il n’a pas atteint 15.0. Il est raisonnable de partir du principe que l’individu commence à être toutes les dynamiques, même à 0.5 sur l’échelle des tons. L’idée sous-jacente impliquée dans l’échelle est que l’individu ne réussit pas à être effectivement les diverses dynamiques tant qu’il n’a pas atteint divers points sur l’échelle, et l’on considère que ces points correspondent grossièrement à l’échelle des tons, comme le montre la figure I.
Pour être la cinquième dynamique, l’individu devrait déjà avoir réussi à être la quatrième. Pour être la quatrième, il devrait déjà avoir réussi à être la troisième, et ainsi de suite.
Examinons ce que l’on entend par «être les dynamiques».
Supposons qu’un individu décide de participer à l’univers MEST et que, malheureusement il se trouve si bas sur l’échelle des tons, ayant vécu certaines expériences impensables et sans nom, qu’il n’est capable d’être qu’une petite partie de sa nuque. Il a le contrôle nominal d’un organisme humain entier, mais il se sent hors d’atteinte et hors de contrôle avec ledit organisme sauf une petite partie de sa nuque. Nous risquons de trouver un tel individu près de l’apathie sur l’échelle des tons.
Un ensemble de processing amène l’auto-déterminisme de cette personne à un point où elle est totalement capable de contrôler son corps et de s’en servir, au point qu’elle se sente complètement en affinité, en communication et en accord avec lui, au point qu’il ne fasse rien qu’elle ne veut pas qu’il fasse et qu’il fasse tout ce qu’elle veut qu’il fasse. Nous pourrions alors dire, à juste titre, que cet individu est lui-même, en tant qu’organisme. Nous pourrions dire qu’il a réussi à être la première dynamique.
Cependant, nous pourrions également dire qu’il n’a pas encore réussi à être n’importe quelle autre dynamique sauf la première.
Comment s’y prendrait-il pour être une autre dynamique?
La dynamique suivante, dans l’ordre, est la deuxième dynamique. Il va ensuite réussir à être cette deuxième dynamique.
Bien sûr, si l’individu a réussi à être la première dynamique, il survivra très bien sur les deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième dynamiques. Mais la survie n’est pas l’activité que nous considérerons maintenant. Ce que nous considérons est, être.
Comment un individu peut-il être la deuxième dynamique?
Nous nous sommes complètement habitués à l’idée qu’une personne est son propre organisme. En fait, nous nous y sommes trop accoutumés. Dans notre culture actuelle, l’affirmation: «une personne est son propre organisme» signifie «une personne équivaut à son propre organisme». En d’autres termes, elle n’est que cet organisme et rien d’autre. Nous avons vu en Scientologie que cette idée est fausse. En Scientologie, l’affirmation, «une personne est son organisme» signifie qu’un individu a entièrement atteint le fait d’être au sein de son organisme, pour qu’il y soit cause.
Une fois que nous reconnaissons le fait qu’être l’organisme ne signifie pas équivaloir à l’organisme, nous pouvons voir plus facilement comment un individu pourrait être les autres dynamiques, comme la première.
Être l’organisme signifie être cause au sein de l’organisme. Être les autres dynamiques signifie être cause au sein des autres dynamiques. Bien sûr, cela signifie aussi savoir, faire confiance, gagner, être libre ainsi que toutes les autres parties d’être énumérées en haut de l’échelle des tons.
Être la deuxième dynamique signifie savoir, faire confiance, gagner, être libre et tout le reste, sur la deuxième dynamique.
Il n’y a aucune signification particulière à la limite que nous plaçons artificiellement autour d’être, en reconnaissant le corps physique comme une chose d’importance. Mais cette limite peut être très aberrante. Naturellement, si une personne croit qu’elle équivaut à son corps, il lui suffit seulement d’observer les faiblesses du corps auquel elle équivaut pour s’apercevoir qu’il est plutôt misérable. Si elle équivaut à son corps, alors il y a peu d’espoir pour elle. Le corps a une certaine taille, un certain poids, une certaine texture. Il a un peu de force. Il a un peu de beauté ou de laideur ou des deux. Il connaît le plaisir et la douleur, les excitations et les réflexes. C’est du MEST, par conséquent la personne doit aussi être du MEST.
Si d’un autre côté, un homme sait qu’il n’équivaut pas à son corps, mais qu’il est cause au sein de son corps, il peut alors aspirer à être une meilleure cause, et à être cause à une plus grande échelle que juste sur son corps. II peut désirer se mouvoir dans les autres dynamiques, être les autres dynamiques.
Lorsqu’il est devenu son organisme de façon à être son organisme, il passe alors à la deuxième dynamique.
Dans ses débuts, la deuxième dynamique a trait à une relation étroite, physique et non-physique, avec un individu du sexe opposé. La forme extérieure et l’apparence de cette relation, telle qu’elle est pratiquée dans notre culture actuelle, nous est familière à tous. Lorsqu’elle est nouvelle, on l’appelle parfois «amour». Lorsqu’elle est un peu plus ancienne, on l’appelle «mariage». Lorsqu’elle est terminée, on l’appelle parfois «veuvage» et parfois «divorce». Certains la portent aux nues et d’autres la vouent à l’échec. La plupart, dans les deux camps, professent ne pas en comprendre ses mystères.
Quel est le secret de l’amour? Comment parvenir à un mariage heureux? Ce sont des questions qui ont été posées et auxquelles on a répondu de nombreuses fois. D’Ovide à Monsieur Anthony, les réponses ont émergé du chaudron bouillonnant de la culture humaine. Certaines de ces réponses ont été sages, beaucoup ont été stupides. La plupart ont traité de détails insignifiants, soit de chambre à coucher ou (aux États-Unis) de petit déjeuner. Peu d’entre elles ont montré la manière d’être heureux en amour et dans le mariage, puisque peu d’entre elles ont dit quoi que ce soit qui pourrait conduire à être.
Si nous voulions énoncer la règle la plus simple possible pour être heureux en amour et dans le mariage, nous pourrions dire quelque chose comme ceci: Une relation sexuelle réussie dépend de ce que l’homme et la femme soient parvenus à un niveau élevé d’accord sur des buts immédiats et à long terme, et qu’ils maintiennent cet accord sans établir une relation cause et effet. Tous deux doivent être causes dans leur relation sexuelle, sinon elle dégénérera en une simple relation maître-esclave ou en une relation domination-invalidation.
Ceci ne veut pas dire qu’il ne devrait pas y avoir de différence entre un homme et une femme ou qu’ils devraient se chamailler sur la façon de cuire un œuf ou de couper un arbre. Cela signifie que si un accord est trouvé pour le partage du travail au sein de leur relation, alors chaque individu devrait être cause directement dans sa propre zone et devrait être cause indirectement, au travers de l’autre individu, dans la zone de l’autre.
Et comment quelqu’un peut-il être cause des actions d’un autre, sans rendre l’autre effet? Est-ce possible?
La façon de devenir cause des actions d’un autre est d’en prendre responsabilité sans les contrôler lorsque l’autre les exécute.
Si tous les gens mariés se mettaient à prendre responsabilité des actions de leur partenaire et qu’ils les considéraient comme les leurs, la plupart des difficultés du mariage seraient éliminées. Bien sûr, cela exigerait un grand accord quant aux buts désirables et quant aux méthodes à utiliser pour atteindre ces buts. Mais il n’est pas difficile de parvenir à un tel accord. Deux personnes intelligentes et relativement non aberrées peuvent parvenir à un tel accord (ou échouer de façon probante à l’atteindre) avant le mariage. La difficulté dans cette société qui nous enseigne la phrase biblique incitant chacun de nous à être le «gardien» de son frère, le mot «gardien» signifie «dresseur d’animaux» – la difficulté est de maintenir cet accord sans établir une relation cause-et- cause plutôt qu’une relation cause.
Quels sont les avantages d’une relation cause?
La façon la plus simple et la plus complète de décrire ces avantages est de dire que, puisque l’être humain est cause, une relation cause lui permettra d’être un être humain; alors qu’une relation cause-et-effet le rendra effet et ainsi l’empêchera d’être un être humain. Ceci est vrai même lorsque l’individu commence la relation cause-et-effet dans le rôle de cause. Le processus qui consiste à rendre effet un autre être humain, est très dangereux. Il conduit l’instigateur à devenir lui aussi effet. Au bout d’un certain temps, la relation cause-et-effet dégénère en une simple relation effet où les deux partenaires auront sombré dans l’apathie. Ceci est habituellement considéré comme «une bonne adaptation» et l’on dit des victimes qu’elles ont appris à se tolérer et à vivre avec leurs défauts respectifs.
La société, en 1952, voit d’un mauvais œil la relation cause-et-effet, bien qu’à l’époque victorienne on trouvait tout à fait normal que l’homme soit cause, et la femme effet. La société en 1952, préfère de beaucoup une relation effet, et la plupart des conseils matrimoniaux visent à une telle relation. Les clients sont encouragés à se faire des concessions. On leur apprend des astuces pour contrôler leurs tempéraments et ils sont invités à échanger des tolérances. Si Marie brûle le toast, Jean est censé se rappeler que cela lui donne le droit de mettre de la boue sur le plancher. Œil pour œil. Une bonne affaire. Les clients sont poussés à accepter le fait que tout le monde a des défauts et que personne n’est parfait et que personne ne peut être parfait. Leur espoir d’une relation satisfaisante est supprimé et remplacé par une cage d’apathie bien adaptée. On leur dit que c’est le meilleur qu’ils puissent espérer.
Il n’en est rien.
Au lieu de descendre l’échelle des tons en passant de la relation cause-et-effet victorienne à la relation effet de notre époque moderne, il est possible de monter l’échelle des tons pour parvenir à une relation cause, dans laquelle les deux partenaires se sentent responsables des actes de l’un et de l’autre et dans laquelle chaque conjoint sent que l’autre agit pour lui. Si Marie brûle le toast, Jean accepte la responsabilité de cette action. Ce qui ne veut pas dire qu’il endosse l’entière responsabilité et qu’il n’en laisse aucune à Marie. Cela signifie qu’il en prend l’entière responsabilité et que Marie en prend également l’entière responsabilité. Tous deux endossent l’entière responsabilité. Avec un tel arrangement, personne ne peut être blâmé. Toute leur attention va en direction d’améliorer les toasts et aucune n’est gaspillée en reproches.
Il est parfaitement évident pour Jean que Marie ne voulait pas brûler le toast. Même si elle souffre d’une compulsion aberrante à brûler les toasts, Jean sait qu’elle ne désire pas les brûler, sauf lorsqu’elle est en proie à cette compulsion. Il sait aussi que la seule façon de la libérer de cette compulsion est de la faire monter sur l’échelle des tons, et il sait qu’il ne peut pas lui faire monter l’échelle des tons en la blâmant et en la rendant effet, mais seulement en acceptant son effort comme étant le sien, en la rendant cause.
Il peut sembler étrange que Marie puisse être cause si Jean accepte son effort comme étant le sien, mais cela ne veut pas dire qu’il lui retire son effort – cela signifie qu’il permet à son être de s’infiltrer dans cet effort. Il valide l’effort de Marie en permettant à cet effort de faire partie de lui. Il n’invalide pas cet effort en tant que tel en en refusant la responsabilité. Il n’invalide pas l’effort de Marie en s’ingérant dans sa réalisation. Il valide l’effort en en prenant la responsabilité et valide Marie en la laissant être celle qui contrôle l’effort. Il n’essaie pas de contrôler ses efforts et elle n’essaie pas de contrôler les siens (ceux de Jean), mais chacun accepte la responsabilité des efforts de l’autre.
Nous pourrions voir plus clairement comment cela fonctionne, si nous posions l’hypothèse d’une personne extérieure, temporairement hostile à l’égard de Jean et de Marie.
Marie percute le portail du voisin avec la voiture familiale. Ce dernier se précipite chez eux, fâché, et rencontre Jean devant la maison. Le voisin dit: «Vous venez juste de démolir mon portail!» Jean va examiner le portail et la voiture, avec le voisin. Comme on pouvait s’y attendre, il y a de la peinture bleue sur le portail et de la peinture blanche sur la voiture. La preuve est concluante. Jean est d’accord avec le voisin que le portail a été endommagé par sa voiture et il lui demande de le faire réparer et de lui envoyer la facture. Le voisin dit qu’il n’y a pas beaucoup de dégâts et qu’il le réparera lui-même. Jean lui prête les outils et l’aide à réparer le portail. Il insiste pour acheter un pot de peinture blanche et le voisin dit qu’il se réjouit de repeindre le portail dimanche. Il s’excuse de s’être énervé en premier lieu. Ils se serrent la main.
Jean rentre à la maison et Marie lui dit: «Chéri, j’ai heurté le portail des Dupont avec la voiture.» Jean dit: «Oui, je sais. Nous l’avons déjà réparé.» Marie dit: «Je suis désolée. Je pensais aux rideaux de la salle de bain.» Jean dit: «Ce n’est rien. Qu’y a-t-il avec les rideaux de la salle de bains?» Marie dit: «J’ai envie de les teindre en bleu.» Jean dit: «C’est une bonne idée.»
Si personne n’est à blâmer pour le portail endommagé, un sujet constructif tel que teindre les rideaux en bleu va immédiatement attirer l’attention de Jean et de Marie, car il représente une action future.
Maintenant, le lecteur risque de dire: «Mais si Marie percutait le portail du voisin toutes les semaines – comme dans les bandes dessinées?»
La réponse est facile: Il n’est pas nécessaire de vivre comme si l’on vivait dans les bandes dessinées. Il existe deux possibilités. Soit Marie a certaines aberrations qui l’empêchent de bien conduire, soit elle n’en a pas. Il y a très peu de chances pour que ce soit la première possibilité. Si elle est capable de marcher, elle devrait être capable de conduire la voiture – à condition qu’elle puisse la conduire en étant cause et non en tant qu’effet.
Si la vision de Marie est telle qu’elle ne peut pas voir le portail du voisin, alors il faut parvenir à un accord selon lequel elle ne conduit pas la voiture. Mais si elle ne fait que rentrer dans ce portail «par négligence», il y a à parier dix-contre-un que quelqu’un s’ingère dans son auto-déterminisme concernant la conduite de la voiture. L’option la plus constructive de Jean est de la laisser conduire la voiture et de percuter le portail et d’endosser la responsabilité des actes de Marie. Bien sûr, il risque de devoir payer deux ou trois cents dollars pour de nouveaux pare-chocs et de nouveaux portails, mais ce n’est pas cher payé pour faire monter sa femme sur l’échelle des tons, au point où elle pourra faire fonctionner la machine rationnellement. Au moment où Marie se rendra compte qu’elle est cause quand elle conduit la voiture et que personne n’interfère avec elle, elle ne percutera pas le portail.
Il faut reconnaître que la mémoire cachée d’un moment d’ingérence passé dans sa façon de conduire peut agir dans le présent pour aberrer la conduite de Marie, alors même que Jean n’intervient pas et qu’il prend réellement responsabilité des actions de Marie. Dans ce cas, il pourrait être décidé que Marie ne conduise pas, ou il pourrait être décidé d’essayer par l’audition ou lors d’une simple discussion, de clarifier cette aberration provenant d’une ingérence passée. Néanmoins, peu importe ce qui est décidé, Marie n’est pas à blâmer pour heurter le portail. Qu’elle ne conduise plus n’est pas une punition. Ce n’est qu’une façon de préserver le portail.
La discussion précédente de Jean et Marie est destinée à illustrer ce qu’il est possible de faire de constructif pour Jean dans sa relation avec sa femme, s’il est la deuxième dynamique au lieu d’arriver tout juste à survivre dans la deuxième dynamique. S’il est la deuxième dynamique, alors il est Marie. Les efforts de Marie sont les siens. Sa responsabilité (celle de Marie) est la sienne (celle de Jean). Sa victoire (celle de Marie) est celle de Jean.
Ceci ne signifie pas le moins du monde que Jean n’est pas lui-même. Il n’est pas moins lui-même parce qu’il est Marie. Il n’abandonne pas la première dynamique pour prendre en charge la deuxième; il ajoute la deuxième dynamique à la première. Devenu cause sur son propre organisme, il étend à présent sa causalité sur un autre organisme, mais puisque cet autre organisme possède déjà une première dynamique cause, il devient la deuxième dynamique cause de cet organisme. Il assume les efforts de cet organisme comme ses propres efforts sans endosser le contrôle de ces efforts – ou, du moins, sans intervenir en aucune façon lorsque Marie contrôle ces efforts.
C’est ce que l’on entend de diverses façons, par l’affirmation comme quoi un homme seul ou une femme seule ne sont que la moitié d’une personne et une personne complète se compose d’un homme et d’une femme. Nous pensons que cette affirmation ne va pas assez loin, puisqu’une personne complète se compose, non seulement des première et deuxième dynamiques, mais aussi des troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième et huitième dynamiques – mais la première et la deuxième constituent un excellent et indispensable début pour devenir une personne complète.
La plupart des gens n’ont pas encore commencé à atteindre la première.
Une personne complète est le fait d’être au moins sept dynamiques. Une telle personne serait un dieu comparée aux êtres humains habituels, mais il semble qu’il n’y ait aucune raison pour qu’une telle personne n’existe pas. Il peut y avoir beaucoup de travail impliqué dans le fait de devenir une telle personne, mais il y a aussi eu beaucoup de travail impliqué dans la construction des pyramides, et elles sont là.
La figure II montre l’expansion de l’état d’être du point de vue d’une toujours plus grande zone d’espace.
Cette illustration est incluse pour corriger l’impression éventuelle que les diverses dynamiques correspondent uniquement à certains points sur l’échelle des tons. Nous voyons ici que pour atteindre la ligne qui délimite la deuxième dynamique, nous devons d’abord franchir celle qui délimite la première. Cependant, la deuxième dynamique ne commence pas à «1»; elle commence à «0». Toutes les dynamiques commencent à "0". La première commence à «0». La deuxième commence à «0». Tout comme la troisième, la quatrième, la cinquième, la sixième, et la septième. Les lignes de démarcation expriment plutôt l’accomplissement d’être ces dynamiques. Elles montrent qu’il faut accomplir un peu pour être la première dynamique, davantage pour être la deuxième, davantage encore pour être la troisième, et ainsi de suite. Mais nous pourrions déduire, selon l’illustration, que lorsqu’on a atteint la deuxième, on serait à mi-chemin d’avoir réussi d’être la quatrième. Cette déduction, bien qu’incertaine par rapport à la proportion est correcte dans le principe. L’accomplissement d’être la première et la deuxième dynamiques fait partie de l’accomplissement d’être la quatrième dynamique. C’est l’accumulation d’état d’être mentionnée dans la dernière section. Nous verrons, dans la prochaine section, ce qui se passe quand l’accumulation d’état d’être est ignorée lors du cheminement vers l’extérieur du cercle.

Si nous tournons ce cercle des dynamiques de façon à le voir davantage depuis l’extérieur, nous obtenons (figure III) une représentation de ce qui se passe en haut et en bas de l’échelle des tons, et de la relation entre le zéro et l’infini sur cette échelle.
La ligne pleine montre la progression de l’échelle à travers les cercles concentriques qui délimitent les diverses dynamiques.
La ligne pointillée montre un passage arbitraire à travers «l’espace» en dehors des sept dynamiques. Cette ligne pointillée pénètre dans le cercle des dynamiques, soit à zéro ou à l’infini, soit au bord du cercle ou au centre de celui-ci.
Par conséquent, l’individu qui va quitter l’univers matériel peut le quitter soit au bord du cercle, ou au centre, mais selon le diagramme, il se trouvera au même «endroit», peu importe la sortie qu’il utilisera.
Les facteurs déterminant l’entrée de l’individu dans le cercle à l’un ou l’autre de ces deux points ne peuvent pas être indiqués sur le schéma, car ils sont inconnus de l’auteur.
Si nous examinons à nouveau la figure II, nous constatons que la quatrième dynamique a été appelée «race». On avait l’habitude de l’appeler «humanité». On y a substitué le mot «race», parce qu’il se pourrait très bien que les développements que nous allons connaître dans un futur proche nous amèneront au-delà des limites de ce domaine de la vie que nous appelons maintenant «humanité». Nous avons été dans le passé, et nous pourrions être dans le futur, des créatures bien différentes de celles auxquelles nous pensons quand nous pensons à «l’humanité».

Un futur est concevable dans lequel tous les êtres qui désirent rester en tant qu’hommes sur cette planète se feraient appeler le groupe de l’humanité. Il se pourrait que ce groupe soit la seule troisième dynamique existante, l’ordre social ayant été résolu de façon si créative et harmonieuse que tout groupe subordonné serait inutile et indésirable. Ce serait la fraternité humaine dont parlait la littérature religieuse.
La dynamique de la race pourrait alors inclure non seulement l’humanité, mais aussi ces êtres qui ne désiraient pas se confiner à une existence planétaire, terrienne ou physique, des êtres qui pourraient parcourir les espaces et les non-espaces selon leur gré, en quête d’aventures que nous pouvons à peine nommer, encore moins envisager.
D. Folgere







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